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La nouvelle vague submerge LES PLUS BEAUX JARDINS, numéro 12

Tout comme pour l’intérieur, la décoration du jardin est soumise aux tendances. Voici la nouvelle vague qui envahit les extérieurs en France et un peu partout en Europe.

L’ÉDITO

Mise au ban(c)

DE L’ATLANTIQUE À L’OURAL, va-t-on à assister à une harmonisation de nos paysages ? Certains esprits chagrins ont ainsi vu dans la récente annonce de la Commission européenne d’interdire l’importation, la vente et la culture notamment de quatorze plantes jugées invasives, comme une façon détournée de régimenter le bel ordonnancement régnant dans nos campagnes. A priori, se débarrasser de plantes qui envahissent nos territoires, à l’insu de notre plein gré, tout le monde semble prêt à souscrire. Ces espèces, à la croissance vertigineuse, sont parfois en train de détruire les équilibres naturels et risquent d’amener à l’extinction de certaines espèces endémiques. Alors, oui, le combat apparaît plus que légitime. Sauf que, comme toujours en pareilles circonstances, le revers de la médaille transparaît dans l’établissement de cette fameuse liste qui a été, bien entendu, le fruit de tractations entre États. Car ce qui est vécu comme nuisible pour les uns peut devenir utile pour d’autres ! À moins que ce ne soit l’inverse… C’est tout le débat autour de l’Europe qui rejaillit, en vérité. Ne risque-t-on pas de voir naître une volonté de créer une uniformisation de nos paysages ? Est-ce la voie ouverte à la négation des particularismes au bénéfice d’une fusion, synonyme de perte des identités régionales ? La période est évidemment propice aux réactions de repli. Il faut raison garder et ne pas tout confondre.

Personnellement, je ne serais pas autrement choqué qu’on décide l’interdiction – même symbolique – des ronces et des orties qui vouent un amour immodéré à mon jardin et affichent – je vous assure – un caractère hautement invasif ! On a beau me répéter de l’excellence et des bienfaits de la soupe aux orties, le combat est usant et s’avère assez inégal. Et de relancer la polémique et d’entretenir la confusion avec les « mauvaises herbes ». Plus voltairien que jamais, je m’en vais retourner à mon jardin où la mise au ban des nations européennes de ces désormais célèbres quatorze plantes m’incite à m’asseoir un moment sur un banc et profiter de ces derniers instants avant la froidure de l’hiver et, n’en doutons pas, de nouvelles et formidables aventures. Bien à vous !

PAR BRUNO WARASCHITZ

 

 

Pour découvrir le sommaire complet du numéro 12, c’est ici!

 

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