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Un petit jardin de relaxation entre rigueur et fantaisie

C’est l’histoire d’un petit jardin en milieu urbain qui compose un univers onirique où la nature est sublimée par les plantes.

TEXTE PATRICK MIOULANE / PHOTOS NATHALIE PASQUEL WWW.JARDINS.PHOTOS

 

 

 

DOUCEUR DE VIVRE ORIENTALE
ET VÉGÉTATION MAÎTRISÉE…

Ayant nécessité un budget inférieur à 8 000 €, ce jardin créé par le paysagiste Peter Reader, a été conçu comme un havre de relaxation dans un environnement suburbain. Les propriétaires, un jeune couple très actif, souhaitaient que le jardin soit le reflet de leur harmonie et puisse satisfaire leur passion du voyage et de la nature.

Pour concilier l’esthétique et le fonctionnel, un tracé en quatre carrés a été adopté, chaque partie étant séparée par un petit canal dans lequel ruisselle de l’eau. Cela rappelle le dessin des anciens jardins persans qui ont inspiré le célèbre artisanat de la tapisserie de ce pays.

L’évocation orientale est renforcée par la présence de deux beaux oliviers, dont l’un ombrage un espace de détente. Bien abrités des vents froids par les palissades hautes de deux bons mètres, ils ne craignent pas l’hiver dans un milieu urbain. La touche contemporaine est apportée par les matériaux : bois brut naturel soigneusement poncé pour les clôtures et les terrasses, mobilier métallique aux lignes sobres, tandis que la pierre calcaire des dallages et des murets renforce l’évocation méditerranéenne. Côté plantations, une totale liberté est de mise, avec juste pour mot d’ordre des teintes douces et le respect des zones.

 

 

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Chaleur et légèreté

Conquérant les moindres espaces, les plantes vivaces où dominent la graminée Calamagrostis acutiflora ‘Karl Foerster’ et l’achillée ‘Terracotta’, font oublier le tracé du jardin, aux lignes pourtant millimétrées.

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Tableaux vivants

Le mélange décontracté des vivaces compose une scène impressionniste qui s’oppose graphiquement aux cadres plantés de joubarbes (Sempervivum). D’aspect sobre et design, ils sont accrochés sur les palissades de bois brut.

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Laurier australien

Compact, persistant, portant de mai à juillet des fleurs blanches parfumées, Pittosporum tobira ‘Nana’ forme une boule qui ne dépasse pas 1,50 m de diamètre à l’âge de 15 ans. Frileux, il faut le protéger à partir de -5 °C.

 

 

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Cheveu d’ange

Devenu incontournable pour ses gracieuses touffes qui ondulent sous le vent, Stipa tenuissima est une graminée rustique dans les sols secs. Mesurant jusqu’à 60 cm de haut, la plante reste bien compacte et n’exige aucun entretien particulier.

 

 

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Achillée ‘TerraCotta’ 

Caractérisée par la couleur ocre à brique de ses fleurs en corymbes qui s’épanouissent de juillet à septembre, ce cultivar aux feuilles découpées atteint 80 cm de haut. Très rustique, la plante apprécie les sols assez secs.

 

 

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Penstemon

Les hybrides de ce cousin des digitales (Scrophulariaceae) se comptent par centaines, la distinction s’effectuant par la nuance des coloris. C’est une vivace assez éphémère qu’il convient de bouturer dans le courant de l’été pour régénérer la plante.

 

 

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Sauge et cupidone

Formant une gracieuse association les épis fins violet foncé de Salvia nemorosa ‘Caradonna’ mettent en valeur la transparence des ligules de Catananche coerulea. Ces vivaces fleurissent de juin à septembre.

 

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Dahlia nain

‘Preston Park’ est un cultivar compact (50 cm) aux fleurs simples rouge intense, soulignées par un feuillage pourpre foncé presque noir. Il se caractérise aussi par sa bonne tenue au froid. Il est donc possible de le laisser en terre l’hiver avec un paillis.

 

 

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Coin détente

Les voies d’eau n’ont pas été creusées, elles se trouvent au niveau d’origine. En revanche, toutes les zones plantées ou stabilisées ont été surélevées de 25 cm par des murets de moellons calcaires montés « à l’ancienne ».

 

 

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La nature en ville

Pour faire oublier le contexte urbain du jardin, de très nombreuses plantes vivaces ont été installées dans un apparent fouillis qui rappelle le charmant désordre des jardins de curés si tendance de nos jours. Vedette incontestée des jardins d’aujourd’hui, l’olivier parade.

 

 

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Touche contemporaine

Bien dans l’esprit du jardin oriental, mais revisitée avec les matériaux actuels, la fontaine est constituée par un gabion rempli des mêmes pierres calcaires que les canaux. L’eau qui jaillit circule en circuit fermé, évitant ainsi tout risque de croupissement.

 

 

Paysagiste : Peter Reader / www.readerlandscapes.com
Un jardin présenté lors du Hampton Court Flower Show, Londres 2013

 

 

 

 

Pour en savoir plus…

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