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Un jardin d’été qui perdure, un jardin durable dans LES PLUS BEAUX JARDINS, numéro 15

Un jardin pendant l’été renvoie inévitablement aux souvenirs de l’enfance. Avec en corollaire des senteurs, ses sensations, des goûts fruités et les sempiternelles petites piqûres d’insectes. Nostalgie quand tu nous tiens… Mais ces petits bonheurs sont-ils toujours d’actualité et peut-on redouter les voir disparaître ? Agissons sur nos petits écosystèmes pour sauver un art de vivre en pleine nature. Bel été à tous !

 

L’ÉDITO

Petite piqûre de rappel

JE NE SAIS PAS POUR VOUS mais, pour moi, l’été se vit toujours avec des réminiscences de l’enfance, des parfums, des lieux, des coups de chaud, des tartes aux abricots, des jeux de plage, des piqûres d’insectes… Immanquablement. Enfin, presque car, cette année, bizarrement, les abords de ma maison sont étonnamment silencieux. Force est de reconnaître que, par défaut, les lieux sont calmes. Mais là, étrangement, pas le moindre bourdonnement dans la gigantesque vigne vierge qui recouvre la façade de cette vieille demeure en pierres. Non, pas le moindre insecte ou presque. Il a fait trop chaud, il a fait trop froid ? L’un de nos agriculteurs environnants aurait-il abusé d’un épandage un peu plus frénétique qu’à l’accoutumée ? Sujet tabou. Au mieux, je soulève nonchalamment les épaules de mes interlocuteurs, au pire les foudres de Déméter sont tout près de chercher à me réduire au silence.

Non, loin de moi l’idée de tout militantisme béat, mais juste un constat furieusement angoissant car que ferions-nous sans ce monde, pour l’essentiel, silencieux ? Bien sûr, je suis le premier à m’agacer de la parade nocturne de ces charmants moustiques. A contrario, c’est sympa un papillon qui vient vous frôler alors que vous êtes en train d’écrire une page du magazine ! L’un est un corollaire de l’autre, indissociable. J’en suis réduit à avoir hâte de me faire piquer… L’occasion de saluer l’opération “Des fleurs pour les abeilles” (flowerforbees.com), soutenue par Truffaut, qui a consisté à semer 1 milliard de fleurs mellifères le 20 juin dernier. Sans catastrophisme forcené, qui peut nier qu’il n’a pas ressenti, vécu des changements dans son environnement ? Notre jardin est la vitrine de ces changements même s’il peut devenir un formidable refuge pour une nature régénérée. Bien conscients de leur responsabilité, les paysagistes se placent en première ligne. Ici, on pense à James Basson qui œuvre dans le Sud de la France et démontre merveilleusement toute la beauté d’un jardin sauvagement naturel. On pense aussi à tous ceux qui prennent soin de concevoir des jardins secs, économes en eau, comme Frédéric Trifilio. Surtout, on songe affectueusement à Jill et Richard Simpson (Fishermans Bay) qui vivent dans un extraordinaire recoin de Nouvelle-Zélande. Au bout d’une péninsule du bout du monde. Ils ont construit de leur main un paradis végétal de 2 hectares avec des vues vertigineuses sur l’Océan. Éleveurs, riches de quelque 400 hectares, ils ont décidé d’en consacrer 100 au renouvellement écologique. Ce couple nous dessine l’une des pistes de notre salut qui passera par l’action innovante de ces travailleurs de la terre, soucieux de s’affranchir de toute logique strictement industrielle. Bon été à tous. Bien à vous !

PAR BRUNO WARASCHITZ

 

 

Pour découvrir le sommaire complet du numéro 15, c’est ici!

 

 

LES-PLUS-BEAUX-JARDINS-15-COUVERTURE

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