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À fleur d’eau

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Le monde des plantes aquatiques surprend par sa diversité et son originalité. Nous vous proposons d’en découvrir quelques spécimens, connus et moins connus, au graphisme sublimé par le talent des photographes…

TEXTE PATRICK MIOULANE / PHOTOS MAP-MISE AU POINT

La Plante mosaïque

C’est ainsi que les Anglais nomment cette vivace flottante aux feuilles losangiques. Dans son biotope au Brésil, elle fleurit jaune de juin à août. Croissance rapide. (Ludwigia sedioides)


La laitue d’eau, une jolie peste

Cette cousine de l’arum, de l’anthurium et du philodendron (famille des Aracées) envahit les eaux calmes de toutes les régions tropicales. Plante flottante, elle se propage à une vitesse phénoménale grâce à ses stolons qui bourgeonnent et forment un nouveau bouquet de feuilles. On peut l’utiliser l’été comme plante oxygénante dans nos bassins. Un seul plant suffit à couvrir plusieurs mètres carrés. (Pistia stratiotes)

Massette

Comme son nom d’espèce l’indique, cette cousine des roseaux développe des feuilles étroites (2 cm) qui se dressent hors de l’eau sur 1 m de haut.  (Typha angustifolia)

L’élégance du jonc diffus

Cette vivace européenne, qui dépasse parfois 1 m de haut, forme des touffes de tiges fines et creuses, remplies de moelle. Elle pousse dans les sols humides ou légèrement immergés (maximum 20 cm d’eau). De mai à septembre, les gracieuses panicules aux fleurs minuscules attirent les insectes. Planté sur la berge d’un bassin, ce jonc sert d’abri naturel aux petits batraciens et aux alevins. (Juncus effusus)


Indésirable prêle

Appelée aussi « queue-de-rat » en raison de ses tiges fines et dépourvues de feuilles, c’est une plante très envahissante qui pousse même sous 10 cm d’eau. (Equisetum arvense)

La feuille marbrée du nénuphar tropical

Il est rare que l’on apprécie les nénuphars pour l’originalité de leur feuillage, mais certains hybrides exotiques comme ici ‘Foxfire’, se tachent joliment de pourpre violacé. Ce cultivar produit en été de grandes fleurs étoilées mauves et doubles, dont le cœur compose un spectaculaire dégradé de rose et de jaune. La floraison est diurne, mais beaucoup de nénuphars exotiques s’épanouissent la nuit car ils sont pollinisés par des chauves-souris. La plante supporte une eau à 5 °C, mais le minimum idéal se situe plutôt à 18 °C. Profondeur : 30 cm. (Nymphaea ‘Foxfire’) 

Les oreilles de souris de la fougère d’eau

Flottant sur les eaux chaudes de l’Amérique tropicale, cette petite plante se caractérise par ses frondes de 1 à 3 cm de long, entièrement couvertes de poils érigés. Ils font perler les gouttes d’eau comme d’innombrables brillants, ce qui fait toute la valeur décorative de la plante. En Europe, on la cultive surtout en aquarium car elle prospère dans des eaux à plus de 20 °C. Poussant très rapidement, elle sert de nourriture aux poissons végétariens, et de zone de ponte où peuvent se développer tranquillement les alevins. (Salvinia auriculata) 

La gracieuse  plante « fibre optique »

Généralement commercialisée sous son ancienne appellation Scirpus cernuus, cette vivace indigène en France dans les zones marécageuses du littoral a pour nom botanique officiel Isolepis cernua. Selon les régions, on lui donne divers patronymes tels roseau à taureau, scirpe à tuyau ou surtout herbe fibre optique. Il est vrai que son feuillage filiforme, terminé par un épillet blanc, peut rappeler les lampes en fibre lumineuse qui ont connu leur heure de gloire dans les années 1990. Immersion du pied : 20 cm. Attention, la plante craint le froid !


La très aérienne grande Prêle

Commune sur tout le territoire français dans les lieux humides et ombragés, Equisetum telmateia développe au printemps des tiges stériles qui atteignent 1,20 m de haut. Les organes très fins, portés horizontalement en verticilles (ils naissent tous du même point) ne sont pas des feuilles, mais des rameaux secondaires. Le feuillage est réduit aux sortes de gaines écailleuses brunes qui enveloppent la tige principale. La grande prêle peut devenir envahissante. Elle est redoutée par les éleveurs de chevaux lesquels s’intoxiquent s’ils la consomment.

La fleur du nénuphar épanouit sa langueur  au soleil, comme un baiser posé sur le miroir de l’eau.”

Calme et sérénité

L’extrait du rhizome du nénuphar blanc est considéré, depuis l’Antiquité, comme un sédatif efficace de l’excitation sexuelle. L’observer apporte un sentiment de sérénité. (Nymphaea alba)

Caresse végétale

Poussant les pieds à peine dans l’eau, la linaigrette de Chamisso est une espèce nord-américaine que l’on plante au bord des bassins pour ses épillets cotonneux qui s’épanouissent durant tout l’été.  (Eriophorum chamissonis)

Épi spectaculaire

Acceptant d’être immergé à 60 cm de profondeur, le rhizome de la thalie blanchie développe des tiges de 1 à 2 m de haut aux larges feuilles ovales et dont l’extrémité fleurit en épis de juin à septembre. (Thalia dealbata)

Oh la belle bleue !

Poussant dans 20 à 40 cm d’eau, la pontédérie à feuilles en cœur est une des grandes vedettes des bassins d’ornement. Ses épis bleus apparaissent de juin à août et attirent les insectes pollinisateurs. (Pontederia cordata)

Plante à bougies

Pouvant être installée au bord du bassin ou sous 40 cm d’eau, cette vivace fleurit de mars à juin. Peu vigoureuse, on la plantera  de préférence dans un grand pot. (Orontium aquaticum)

Émergeant de l’onde comme par enchantement, les fleurs du bassin nous envoûtent de leur sourire.

Fleur de dentelle

Native du Nord-Ouest américain, cette mignonne vivace pousse dans les sols détrempés. En été, les fleurs sont portées par des tiges de 40 cm de haut.  (Parnassia fimbriata)

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