CHARGEMENT EN COURS...

Saisissez votre recherche...

Intrigantes orchidées

Partager

Comptant plus de 20 000 espèces, la famille des Orchidacées recèle des plantes quasi mythiques, mais aussi et surtout des splendeurs de délicatesse, de graphisme et de couleurs.

TEXTE PATRICK MIOULANE / PHOTOS ARNAUD DESCAT

Un regard unique sur le monde végétal

Arnaud Descat, l’auteur des photos de ce portfolio nous a quittés en juin 2014, le mois où, en raison de la profusion des floraisons, il pouvait extérioriser sans réserve tout son talent de grand portraitiste des plantes. Mélomane, voyageur, il avait choisi d’exprimer sa sensibilité artistique en photographiant les plantes et les jardins. Ce travail solitaire, en communication directe avec la nature correspondait bien à son tempérament un brin sauvage et individualiste, mais combien attachant.

Porté à la découverte des espèces les plus rares et les plus étranges, Arnaud Descat partait parfois à l’aventure pour saisir les plantes dans leur milieu. Mais il fréquentait surtout avec assiduité les jardins botaniques, les collectionneurs et les professionnels de l’horticulture. Une grande partie des photos qui, en guise d’hommage, illustrent cet article, est née de la rencontre avec des orchidophiles passionnés, dont Françoise et Philippe Lecoufle. L’œil d’Arnaud s’est éteint, mais il nous laisse des images aussi vivantes que belles.

Orchidée araignée

C’est le nom que l’on donne couramment à cette espèce originaire d’Amérique centrale. La plante de grande taille épanouit au printemps plusieurs hampes formées de 8 à 10 fleurs. Il faut l’hiverner à 15 °C pour la faire fleurir. (Brassia caudata)

Beauté montagnarde

Vivant dans les confins de l’Himalaya jusqu’à 2 600 m d’altitude, cette petite orchidée épiphyte ne dépasse guère 20 cm.  Ses inflorescences qui apparaissent à la fin de l’été, sont caractérisées par de délicates taches rouges. Cette espèce a besoin d’humidité. (Bulbophyllum guttulatum)

Fiesta mexicaine

Très accommodante sur le plan des températures, cette jolie orchidée fleurit de novembre à janvier. Dans la nature, elle pousse en pleine lumière, accrochée à des rochers, ce qui lui vaut le qualificatif de lithophyte.  (Laelia anceps f. chilapa)

L’orchidée des samouraïs

Historiquement considérée comme une plante riche et noble, cette orchidée japonaise était jadis cultivée uniquement par des personnages de haut rang. Aujourd’hui, elle reste une espèce peu courante, réservée aux collectionneurs. Pour profiter de sa longue floraison estivale, il est bon de sortir la plante à l’extérieur dans un endroit semi-ombragé de mai à octobre.  (Neofinetia falcata)  

Miniature africaine

Formant une tige courte habillée de feuilles engainantes et épaisses, cette plante d’Afrique tropicale vit en épiphyte (sur les arbres), appréciant les situations ombragées. De mai à août, elle se pare de grappes blanches légèrement parfumées, dont l’épanouissement est assez éphémère. (Aerangis luteolba var. rhodosticta)  

Dans la forêt Malaise

C’est dans les forêts chaudes et humides de basse altitude (maximum 300 m) de Malaisie, Bornéo et aux Philippines que prospère cette étonnante orchidée. Les fleurs étroites, disposées en ombelle, apparaissent en toute saison, mais principalement au printemps. Elles ne durent guère plus d’une semaine. La plante apprécie un ombrage léger et une atmosphère bien ventilée car elle craint les attaques cryptogamiques (pourritures). (Bulbophyllum makoyanum)

Montagnarde naine

Poussant dans les forêts nuageuses d’Amérique centrale vers 2 000 m d’altitude, cette petite plante d’une quinzaine de centimètres, que l’on inscrit aussi parfois dans le genre Pleurothallis, se caractérise par sa feuille unique. Ovale, épaisse, de couleur gris-vert, elle se laisse transpercer au printemps d’un court pédoncule (2,5 cm), portant une curieuse inflorescence.  (Acianthera circumplexa)  

Le mariage d’espèces rares

Les sabots de Vénus étant tous protégés, seule la culture des formes hybrides est autorisée. Ici, le croisement de Paphiopedilum philippinense avec le quasi mythique P. rothschildianum de Bornéo, a donné cette sublime fleur aux couleurs inattendues et aux longues moustaches.  (Paphiopedilum ‘Saint Swithin’)  

Amie de la fraîcheur

Se rencontrant jusqu’à 3 000  m d’altitude dans les forêts humides du Venezuela, mais aussi en Colombie et en Équateur, cette petite orchidée épiphyte porte une seule feuille coriace par pousse. À la fin de l’hiver apparaît une fleur unique, de 5 cm de long, très régulièrement rayée de brun. (Restrepia antennifera)

Fille de l’air

Venue de la même région que la plante précédente, mais poussant 1 000 m plus bas, cette grande orchidée peut atteindre 1 m avec des feuilles semi-coriaces de 45 cm de long. Au début du printemps, l’inflorescence formée d’une bonne dizaine de fleurs rouge orangé, dure plusieurs mois. (Ada aurantiaca)

Terre à terre

Lorsque le sol de la forêt philippine bénéficie d’une trouée de lumière, cette orchidée aux gros pseudobulbes portant une longue feuille coriace lancéolée, peut enfin s’épanouir à son aise.  (Liparis nutans hybride)

L’orchidée, fleur de tous les excès

Comptant environ 750 genres, plus de 22 000 espèces et des dizaines de milliers d’hybrides, la famille des Orchidacées arrive en deuxième position dans le monde végétal, pour le nombre d’espèces, derrière les graminées (Poacées). Les orchidées sont aussi les plantes les plus évoluées dans la classification botanique. On en rencontre sur tous les continents et jusqu’au cercle polaire (la mythique Calypso borealis). On recense en Europe plus de 400 espèces d’orchidées, mais celles d’origine tropicale nous séduisent le plus par leurs fleurs énormes, aux formes étranges, dont certaines exhalent un parfum envoûtant.

Les orchidées présentent la particularité de vivre en symbiose avec des champignons (Rhizoctonia) qui permettent à leurs racines de bien se développer. Avant de connaître cette particularité, qui permet aujourd’hui de les cultiver sans problème, la passion de ces fleurs exceptionnelles, a coûté la vie à bien des aventuriers, chasseurs d’orchidées, qui tentaient de collecter à prix d’or au xixe siècle, des spécimens rares dans les jungles les plus hostiles.

Marche à l’ombre

Originaire d’Afrique tropicale, cette plante miniature aux inflorescences très inhabituelles en forme de ruban, apprécie les zones abritées du soleil. Elle réussit bien en appartement, fleurissant durant trois semaines dans le courant du printemps. (Bulbophyllum falcatum)

Insecte menaçant

C’est à quelque invertébré diabolique ou à la langue bifide d’un serpent que fait penser l’étrange fleur de cette orchidée épiphyte que l’on rencontre en Équateur et au Venezuela. (Scaphosepalum verrucosum)

Cornes  de buffle

Avec ses longues bractées effilées, la fleur de cette orchidée des Andes colombiennes évoque les attributs de la tête d’un bœuf watusi ou d’un buffle africain (Scaphosepalum gibberosum)

Tentacules inquiétants

Les fleurs de cette étrange petite orchidée péruvienne se prolongent par des excroissances tubulaires qui donnent l’impression de bras cherchant à crocheter une proie. La plante se caractérise aussi par des petites glandes rouges qui diffusent un fort parfum épicé. (Masdevallia glandulosa)

L’anéantissement de tous les mondes équivaut au soupir d’une orchidée”

Hybride intergénérique

Les orchidées présentent la particularité de pouvoir être croisées quasiment à l’infini. La plante illustrée ici provient de l’hybridation entre un Odontoglossum et un Cochlioda qui a donné naissance à toute une génération d’orchidées plus faciles à cultiver. (x Odontioda ‘Chargia Victor’)

POUR PLUS DE DÉTAILS :

Laissez un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

treize + 15 =

En savoir plus...

Découvrez les créations des paysagistes du monde entier pour créer et imaginer vos extérieurs design