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Le relais du silence

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Un petit coin de jardin bien tranquille qui donne irrésistiblement envie de venir s’y poser un court moment ou définitivement !

TEXTE ANTOINE PETIT / PHOTOS NATHALIE PASQUEL WWW.JARDINS.PHOTOS

Au-delà des quatre éléments

Dans la genèse de la création de ce jardin, il n’est peut-être pas inutile de préciser que son concepteur, le paysagiste anglais Ian Price, a voulu représenter les quatre éléments. Un dessein pas forcément novateur puisqu’il est souvent utilisé mais c’est dans le traitement qu’il a réservé à ces quatre éléments que ce paysagiste parvient à se distinguer de ses confrères. L’eau est évidemment représentée par le bassin de forme triangulaire ; la terre naturellement par l’ensemble des plantations mais également par la gestion du compost ; le feu apparaît dans les claustras en bois qui ont été noircis comme s’ils avaient été victimes d’un incendie ; et, enfin, l’air est symbolisé par le voile qui habille la partie repos du jardin. Côté inspiration déco, on retiendra la présence de ce bassin à fond noir qui le transforme en un formidable miroir reflétant les éléments environnants mais également les rayons lumineux. Principal intérêt : l’impression d’agrandir son jardin, une solution aussi facile à mettre en œuvre que peu onéreuse. Assez richement végétalisé, finalement, il ne lui manque que du mobilier pour profiter du cadre absolument reposant de ce jardin, quelques chaises longues et une salle à manger, de quoi le transformer en un jardin chic…

Axe de circulation

Surplombant le bassin, cette passerelle en larges lames de bois qui est posée au même niveau que le reste du jardin fournit un passage aisé. Cette passerelle débouche sur un érable du Japon (Acer palmatum ‘Villa Taranto’), un arbuste rustique avec feuilles à cinq lobes étroits. À ses pieds, en guise de tapis végétal, Ophiopogon planiscapus ‘Nigrescens’ (ophiopogon noir), vivace rustique qui laisse pointer quelques Hosta ‘August Moon’ (funkia, lis plantain). Enfin, signalons, à droite : la présence d’un Cotinus coggygria ‘Flame’ (arbre aux perruques).

Miroir, mon beau miroir

Ciel, végétation et voile se reflètent dans le bassin à effet miroir lequel se détache parfaitement grâce à sa bordure métallique. À son extrémité, sont associés Carex oshimensis ‘Evergold’ (Laîche d’Oshima) et Carex oshimensis ‘Everest’ (Laîche panachée) pour habiller la rive du bassin. Et des Miscanthus sinensis ‘Morning Light’ (Eulalie), une graminée au feuillage très fin vient en partie masquer le pied d’un érable du Japon (Acer palmatum ‘Emerald Lace’). 

L’art des mélanges

On ne sait pas pour vous mais, nous, on est tombé sous le charme de ce jardin qui marie harmonieusement des lignes géométriques, résolument contemporaines et une végétation un tantinet champêtre. Au premier plan, quel ravissement que ce mélange entre les Cosmos atrosanguineus (Cosmos chocolat), cette vivace aux fleurs pourpre foncé et les graminées (Stipa tenuissima), virevoltantes et toutes blondes par le soleil estival. À gauche : Acer palmatum dissectum ‘Tamukeyama’ (érable du Japon).

l’idée déco 

Lorsqu’on ne dispose pas d’un grand terrain, le fait d’intégrer un bassin donne l’impression de l’agrandir. 

Détails design

La composition de ce jardin est bien plus élaborée qu’il pourrait paraître au premier regard. Il regorge en effet de petits détails qui participent à le rendre diablement design. Citons ce gabion qui a été aménagé pour faire office de banc. Mais aussi le claustra en bois de mélèze qui a été partiellement noirci pour symboliser l’un des quatre éléments, en l’occurrence, le feu. Un massif de bambous dorés (Phyllostachys aurea) vient compléter le tableau. À gauche : Miscanthus sinensis ‘Zebrinus’ (Eulalie zébrée), une autre graminéee décorative à feuille panachée, vert et jaune, qui produit une fleur rose argenté en septembre-octobre. Au premier plan, un bac contenant des bûches sert de brasero. 

Quand le design se fait reposant, dans un jardin à l’ambiance tranquille.

À la pointe

Au premier plan, à l’extrémité de la pointe du bassin triangulaire, se sont logés des Ajuga reptans ‘Black Scallop’ (Bugle rampant), une vivace rustique couvre-sol qui aime la mi-ombre et les sols humides. Idéale en guise de tapis végétal, elle affiche un feuillage panaché persistant, bronze chocolat et fleurit au printemps. À droite se détachent Hakonechloa macra ‘Albostriata’ (herbe du Japon panachée) et Molinia caerulea ‘Variegata’ (molinie panachée).


Vedette

En version blanche, cette agapanthe (Agapanthus africanus ‘Albus’) fleurit au début de l’été. Elle apprécie le soleil mais supporte cependant la mi-ombre. Véritable vedette de nos jardins d’inspiration contemporaine, elle enchante un massif ou plantée en isolé. 

Chocolat

Émergeant au milieu du massif de graminées, elle apporte une formidable touche colorée. Son nom? Cosmos atrosanguineus ou cosmos chocolat, une vivace semi-rustique qui produit une fleur pourpre foncé, dont la floraison dure de juin à octobre. On retiendra qu’elle déploie un parfum très odorant qui rappelle le cacao… Et ce qui ne gâche rien, elle est facile à cultiver : plus aucune raison pour hésiter !

Panaché

Voici une graminée remarquable pour ses feuilles striées et panachées, vert et jaune, qui apportent de la luminosité dans un jardin. Vivace rhizomateuse, Hakonechloa macra ‘Albostriata’ (herbe du Japon panachée) est capable de se développer et de se propager au-delà de vos espérances.  


“Red” dingue

Le Phormium tenax ‘Amazing red’ (lin de Nouvelle-Zélande), arbore un feuillage brun-rougeâtre persistant. Il s’épanouit plus particulièrement dans les climats doux. 

Du rouge au pourpre

Entre le printemps où ses feuilles se parent d’une couleur rouge vif et l’automne où elles basculent vers le pourpre, cet Acer palmatum dissectum ‘Tamukeyama’ (érable du Japon) n’a franchement qu’un seul défaut : qu’il faille patienter tout l’hiver pour le voir à nouveau embellir le jardin. 

Baron rouge

Imperata cylindrica ‘Red Baron’ est une graminée qui connaît de nos jours un engouement certain. Son nom, herbe sanglante (synonyme Imperata cylindrica var. rubra) a le mérite d’être explicite quant à son feuillage persistant qui vire du vert au rouge. 

Paysagiste : Ian Price
Un jardin présenté lors du Tatton flower show, Angleterre
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