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Longère bretonne

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Comment un jardin devient le moyen privilégié pour préserver l’intimité des propriétaires de cette longère bretonne et de chacun des locataires qui séjourne dans l’un des trois gîtes en son sein. Tout en conservant une unité au jardin. Un défi relevé par Éric Lequertier.

De l’art de la diversité

Dès le départ, la requête des propriétaires, partis vivre en Australie, s’apparentait à la quadrature du cercle : créer plusieurs jardins intimes tout en conservant son caractère d’unicité au jardin. Et pour cause, cette longère rénovée, outre la partie réservée aux propriétaires, compte en effet trois gîtes. Il s’agissait pour l’architecte paysagiste Éric Lequertier de faire en sorte que l’on ne voie pas que coexistent plusieurs habitations et de veiller à ce que l’on n’ait pas l’impression d’un jardin compartimenté. Force est de reconnaître sa réussite. Pour preuve d’ailleurs, les propriétaires ont validé immédiatement son projet. Rien n’est clos, tout l’espace est ouvert. Le cheminement a été facilité par des pas japonais qui ont l’avantage de déterminer un rythme, d’entraîner les hôtes dans une visite progressive du jardin. En quelques points stratégiques, des zones parfumées ont été réservées, des lieux pour se reposer, lire… Olivier, lavande, pittosporum, ciste, phormium y ont élu domicile, des plantes typiquement méditerranéennes et même exotiques. S’il n’y avait les toits en ardoise et les murs en pierres de la bâtisse identifiables entre tous, on pourrait raisonnablement douter de la présence de ce jardin au cœur de la campagne bretonne, près de Saint-Malo. La proximité de la mer est à l’origine d’un véritable paradis pour plantes exotiques. Pour autant, les plantes de terre de bruyère sont bien présentes, le contraire étant inimaginable en Bretagne !

Comme un charme 

Un élégant brise-vue à base de Carpinus betulus ‘Fastigiata’ (charme fastigié), taillés en rideau, vient masquer le bâtiment situé en arrière-plan. Encore jeunes, pour l’heure, ils ne masquent qu’imparfaitement le décor derrière. Au sol, en parterre, de gauche à droite, se succèdent Perovskia atriplicifolia (Sauge russe, Lavande d’Afghanistan) sous-arbrisseau à feuillage caduc et, à droite,  Convolvulus cneorum (Liseron argenté).   

Rythme 

Cette succession de pergolas donne du rythme à ce cheminement. Au sol, en écho à chaque pergola, le sol se pare de vieux pavés en lieu et place de l’enrobé de synthèse qui sert de revêtement. Un rosier ‘Mme A. Meilland’ s’est accroché à la pergola au premier plan.

Esprit garrigue 

Sur un lit de paillis d’écorces, un Viburnum davidii (viorne de David), un arbuste persistant assez compact qui fait face à quelques imposants Cistus purpureus (Ciste pourpre) que l’on a plus l’habitude de rencontrer au beau milieu de la garrigue et dont les fleurs d’un rose éclatant émerveillent une bonne partie du printemps. À droite, c’est un Cotinus (Arbre à perruques), encore en pleine croissance, dont la réputation tient à ses fameuses inflorescences en forme de perruques venant l’habiller.

Sur tige 

Émergeant du massif, pointe un Cordyline australis, un arbuste qui ressemble à s’y méprendre à un palmier. Au fond, sur sa tige, un Salix integra ‘Hakuro-Nishiki’ (saule crevette).   

Ce jardin a beau se situer au cœur de la campagne bretonne, plantes exotiques et méditerranéennes Y sont légion.

Romarin breton 

Au premier plan, un romarin rampant (Rosmarinus officinalis ‘Pointe du Raz’) complète un grévillier à feuilles de romarin (Grevillea rosmarinifolia ‘Jenkinsii’). 

Clin d’œil  

Clin d’œil à la Nouvelle-Zélande avec ce Phormium tenax ‘Sundowner’ et quelques azalées à ses pieds. 

Reflet 

Éric Lequertier affectionne tout particulièrement la présence de l’eau au jardin : “Ça apporte la vie !”, s’exclame-t-il. Cette fontaine avec un filet d’eau a été positionnée exactement en face de la cuisine car, avec son miroir placé au-dessus de l’auge, les propriétaires bénéficient du reflet d’une scène végétale. On distingue à gauche une fougère plume d’autruche (Matteuccia struthiopteris) et, à droite, Grevillea rosmarinifolia ‘Jenkinsii’(grévillier à feuilles de romarin).

Pas-à-pas 

Les pas japonais, dont le rôle consiste à relier les différents espaces du jardin, doivent être perçus comme un élément graphique et structurel. À gauche : les indispensables Hydrangea (hortensia) viennent garnir la plate-bande et, à droite, les superbes Zantedeschia aethiopica (Arum d’Éthiopie)
qui affectionnent une exposition au soleil.  

Climat  

Les claustras en bois peint en gris simplement posés sur des murets en pierres viennent marquer une séparation entre chacun des gîtes. Au premier plan, un massif d’où émerge un Phormium tenax ‘Sundowner’ qui affectionne ce climat océanique propice à sa croissance.

Harmonie 

Pour habiller les pergolas, un rosier liane ‘Paul Noël’ (Rosa x liane) a été sélectionné pour ses qualités grimpantes et décoratives. Du jasmin a aussi été ajouté. Au premier plan, Grevillea rosmarinifolia ‘Jenkinsii’(grévillier à feuilles de romarin) qui s’harmonise parfaitement avec le rosier.

Paysagiste : Éric Lequertier
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