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Nid aquatique

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Même dans un tout petit espace, on peut parvenir à imposer la présence d’une piscine et se donner l’impression d’un jardin à part entière.

TEXTE BRUNO WARASCHITZ / PHOTOS NATHALIE PASQUEL WWW.JARDINS.PHOTOS

On a beau habiter en zone urbaine, comme cette maison, engoncée entre des rues et un voisinage immédiat, sise en plein centre de Key West, on peut parfaitement créer un environnement décoratif et végétal tel que l’on puisse se sentir immergé en pleine nature. Sans céder à la tentation d’incorporer une végétation luxuriante, Craig Reynolds a préféré jouer intelligemment sur une succession de plans végétalisés pour donner une impression de profondeur. C’est ainsi que, du côté de l’espace à vivre, à l’arrière du jardin, à l’emplacement de la piscine, pour donner du relief, ce ne sont pas moins de quatre niveaux successifs qui ont été édifiés. Une haie basse, un mur partiellement ajouré, une haie haute, légèrement retombante, le tout dominé par un alignement de palmiers. L’effet est assuré. Pour le reste, un cheminement a été aménagé au milieu de massifs de plantes, bien évidemment, tropicales. De quoi vous transporter progressivement d’une atmosphère urbaine vers une ambiance plus naturelle et faire de ce jardin un véritable petit nid où l’on finit par découvrir une longue piscine, salvatrice compte tenu de la température à Key West.

Entrée principale 

La place de parking intérieur en arrière-plan, voici la décoration végétale à l’entrée principale de la maison située à gauche avec en vedette un pot en terre cuite et Dypsis Cabadae. Au fond, on aperçoit un bambou (Bambusa textilis var. gracilis).

Haie en double 

Original et bien senti, ce mur qui fait office de fond jaune a pour effet de donner une dynamique colorée. Perforé de petites meurtrières, il est intelligemment doublé par une haie de Rhapis excelsa (Palmier à cannes, Palmier baguettes) qui se forment en bosquets et ont tendance à retomber. Élément déco à souligner : le mur d’eau en fontaine qui chute dans la piscine.

Bicolore 

On apprécie beaucoup ce massif planté, entre le mur de couleur jaune et le bassin de nage, de Sansevieria trifasciata (Langue de belle-mère). Ses feuilles longues et élancées qui se dressent verticalement et leur aspect bicolore se fondent très harmonieusement avec le mur et donnent une perspective naturelle alors même que l’on se baigne. À l’état naturel, Sansevieria trifasciata est une plante grasse rhizomateuse, que l’on rencontre en Afrique tropicale et subtropicale mais aussi en Inde et Indonésie. On peut également l’intégrer dans les intérieurs.  

Croissance lente 

En prolongement d’un petit salon ouvert, un Dioon spinulosum (Cycadale du Mexique) apporte une touche végétale des forêts équatoriales du Mexique, dont il est originaire. Réputé pour sa croissance lente lorsqu’il est en pot ou même en pleine terre,  il se montre capable d’atteindre une hauteur de 20 mètres. À noter qu’il s’accoutume parfaitement au climat des régions méditerranéennes.

Rupture 

Marquant un point de rupture entre le parking intérieur de la propriété et la partie véritablement dédiée au jardin, un couple d’arbustes vous accueille. À gauche, Dracaena reflexa (Bois de chandelle) est originaire des îles Maurice et de Madagascar. À droite, c’est un arbuste assez étonnant puisque les feuilles de Codiaeum variegatum (Croton) peuvent à la fois varier dans leurs formes et dans leurs couleurs, offrant une large palette allant du pourpre, comme ici, au jaune en passant par différentes teintes de vert. Ces deux arbustes sont dominés par Dypsis Cabadae, un palmier capable d’atteindre 6 mètres de haut. 

Touche artistique  

Petite touche artistique avec la présence de cette sculpture qui est réalisée en acier peint et signée de John Martini, un artiste qui partage sa vie entre Key West et la France. 

l’idée déco 

Donner l’illusion à un jardin urbain et à ses propriétaires qu’il a été transposé en pleine nature.

Gazon synthétique 

En bordure de l’allée dallée, c’est le choix de plaques de gazon synthétique qui a été privilégié. Le seul moyen pour lui conserver un aspect comme toujours neuf parce que l’allée est passablement à l’ombre et pour des raisons d’économie d’arrosage. Au premier plan, à droite, on voit poindre Polypodium scolopendria syn. Microsorum scolopendria (fougère patte de lézard).

Passage  

Alors que l’on aperçoit au fond les chaises longues placées à proximité de la piscine et la sculpture de John Martini, on distingue le passage au milieu de la végétation où se mêlent, à gauche, Polypodium scolopendria syn. Microsorum scolopendria, une fougère qui, avec frondes, grandit jusqu’à 1 mètre de hauteur, et, à droite, Dypsis Cabadae.

Création & réalisation : Craig Reynolds
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